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Association pour la Promotion du British et du Scottish
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British ou Scottish straight ?
"Le point de vue d'Alyse Brisson, juge félin et auteur de plusieurs ouvrages sur la génétique du chat et du chien"
Le Scottish fold fait son apparition dans le monde félin, en 1961. Mais ce n’est qu’en 1963 que la sélection de ce chat commence réellement.
Dès ses débuts, cette belle race est sélectionnée par des mariages avec des British shorthair. Le patrimoine génétique du Scottish fold est donc certainement très proche de celui du British shorthair. D’ailleurs, ce chat au look de bébé, originaire des îles britanniques aurait tout aussi bien pu s’appeler « British fold », ce qui aurait évité bien des problèmes ultérieurs !
Le Scottish se développe petit à petit, mais des études scientifiques réalisées sur des Scottish fold australiens montrent que le mariage de deux fold peut entraîner des problèmes osseux chez certains des descendants. Du coup, le GCCF abandonne cette race, et ne la reconnaît plus. Pendant ce temps, le développement de la race continue en Europe et aux USA. Aux USA, des Exotic shorthair et des Persans sont utilisés en croisement avec des Scottish fold.
Les fold ne sont désormais mariés qu’à des chats à oreilles droites. De préférence des British shorthair, mais aussi des Persans, voire d’autres races diverses et variées selon les fédérations.
Le Scottish fold, variété de British ?
La France décide en 2001 de n’accepter définitivement que le mariage du Scottish fold avec le British, et d’enregistrer les chatons à oreilles droites issus de ce mariage comme British. Cette pratique était déjà observée, avec plus ou moins de rigueur, depuis 1999, mais de 1999 et jusqu’au 31 décembre 2000, ces chatons à oreilles droites étaient enregistrés sous le nom de « Scottish straight. (Pour la SCFF, dès 1982 ce mariage a toujours été le seul accepté, et les chatons à oreilles droites étaient enregistrés comme British).
Une étude est demandée par le club de race en 2003, afin d’apprécier quels étaient les problèmes osseux dont pouvaient souffrir certains Scottish fold. Cette étude a, entre autres, révélée que si certains pedigrees montraient bien uniquement des mariages fold X British, d’autres étaient beaucoup plus fantaisistes.
Quand les Scottish fold sont régulièrement mariés à des British, leur patrimoine génétique ne diffère plus que par la présence du gène fold. D’ailleurs, le standard du Scottish fold est un « copier/coller » de celui du British, avec uniquement une différence dans le port d’oreilles. Le Scottish fold semble donc pouvoir être considéré comme une variété de British, qui ne se différencie de ce dernier que par la présence du gène fold qui lui confère un port d’oreille caractérisistique. D’ailleurs, bon nombre de fédérations en Europe enregistrent les Scottish à oreilles droites comme British shorthair, et n’autorisent que les mariages Scottish fold X British shorthair.
En Suisse, au Cat Club de Genève, le mariage Scottish fold X Exotic shorthair ou Persan est d’abord accepté, en raison du petit nombre de British, mais, rapidement, seul le mariage avec des British est autorisé, et les chatons à oreilles droites sont enregistrés comme British.
Par la suite, il est apparu que des mariages Scottish fold X Scottish straight (chat à oreilles droites issus de Scottish fold) pouvaient donner des chatons fold avec des problèmes osseux.
Les Scottish fold français étudiés lors de la thèse de Doctorat Vétérinaire de Mlle Virginie Bernez en 2003 se sont tous révélés porteurs de problèmes osseux plus ou moins importants. Beaucoup de ces problèmes étaient minimes (anomalies des vertèbres de la queue), et n’entrainaient pas de gène visible chez les animaux.
Actuellement, en France, et depuis bientôt 10 ans, les Scottish fold ne peuvent être mariés qu’à des British. Comme dit plus haut, leur patrimoine génétique ne diffère plus que par la présence du gène fold, « Fd ». Les Scottish fold ne pourront jamais se passer de mariages avec des chats à oreilles droites, et à l’heure actuelle, le patrimoine génétique du Scottish fold est très proche de celui du British.
Pourquoi les mariages du British avec des Manx, des Selkirk ou d’autres races où
il intervient comme améliorateur ou ouverture de sang ne donnent-
Lorsque le British est utilisé, pour une période déterminée, uniquement pour permettre d’augmenter le nombre des géniteurs d’une race, les sujets issus de ces mariages, qu’ils présentent ou non toutes les caractéristiques de la race « mère », sont enregistrés dans le livre d’origine de cette race « mère ». Ces chats métis élargissent, pour un temps, le pool génétique de leur race d’origine. Le mariage n’est admis que pour un temps défini, et si le standard de la race « mère » n’est pas tout à fait identique à celui du British, un travail de sélection est nécessaire par la suite.
En ce qui concerne le Scottish fold, son standard est identique à celui du British, avec, comme seule différence, le port d’oreilles. De plus, il ne pourra jamais se passer des mariages avec le British ou un chat au standard identique.
Problèmes osseux ou non chez les chatons à oreilles droites issus de fold ?
S’il y a un problème actuellement, il concerne les descendants à oreilles droites
des fold. Ces chats présentent-
Si OUI, il serait nécessaire d’interdire la reproduction de ces chats, et de n’utiliser pour les mariages Scottish fold X British, que des British sans fold dans leur ascendance.
Si, NON, un Scottish straight est bien un British comme les autres.
La question étant posée, il serait urgent d’initier une étude sur un grand nombre de descendants à oreilles droites de fold, afin de vérifier si oui ou non il existe des lésions osseuses chez ces chats.
L’étude devrait porter sur des chats de plusieurs âges, aussi bien reproducteurs que non, et surtout, issus de lignées différentes.
En attendant les résultats de cette étude, il pourrait être judicieux d’interdire la reproduction des chats à oreilles droites issus de fold, par simple principe de précaution.
D’un point de vue commercial, sachant que ces chats sont phénotypiquement identiques aux British, l’appellation British semble opportune. De même, pourquoi ne pas les admettre en championnat à partir du moment où ce sont de « bons » British (leurs résultats en exposition le prouvent assez actuellement) ?
Pour ce qui est du problème potentiellement posé par des chatons de races différentes issus des mêmes parents, il est notable que le mariage, en cynophilie, de deux chiens nus de Chine, peut donner des Chiens nus de chine et/ou des Houppettes à Poudre, de même, le mariage de deux Grœnendael peut donner des Groenendael ou/et des Tervuren…
Alyse BRISSON le 08/08/08